Rocher des Pendoyes

publié le 9 août 2015 à 21:34 par Gites Du Village
    Rocher des Pendoyes ou rocher des gabarriers .                                                          

           
   

Situé exactement à mi-chemin de la source de la Dordogne et de l’estuaire de la Gironde, le village de La Roque Gageac fut aux grandes heures de la batellerie un haut lieu du commerce fluvial. 

La batellerie prend son essor autour d’Argentat sur la haute Dordogne à partir du XVIIIème siècle. Dans cette région très forestière, le bois est charroyé vers les rives, débité et mis à l’eau, puis il descend la rivière par flottage. Les bois flottés, récupérés à Argentat ou Souillac, sont ensuite, placés dans des bateaux en direction du Libournais et de Bordeaux. C’est à partir de Souillac que les conditions de navigation deviennent plus aisées avec notamment un dénivelé moins prononcé. La rivière était « marchande » lorsque la hauteur des eaux permettait aux bateaux de descendre .
     
                                                                                       On distingue trois parties pour la navigation en Dordogne :

La haute Dordogne (en amont de Souillac) n’est souvent qu’un ruban étroit encaissé avec de fortes pentes. La navigation n’est possible qu’au printemps et à l’automne lorsque les eaux atteignent la hauteur convenable, c’est-à-dire 30 jours par an en moyenne. Les eaux sont trop basses en été (avec un tirant d’eau d’une trentaine de centimètres seulement) et trop fortes en hiver.

La moyenne Dordogne (en aval de Souillac) où la navigation est possible 6 à 8 mois par an.

La basse Dordogne (en aval de Castillon) où la navigation est permanente.

      

        
 
Les constructeurs d’embarcations vont tenir compte de ces conditions. C’est pourquoi, ils fabriquent des gabares, bateaux longs à fond plat, en utilisant du tremble, de l’aulne ou du bouleau.
 Les scieurs de long, embauchés par ces constructeurs, coupent les arbres et débitent les planches dans des conditions difficiles. Ils travaillent souvent sur des pentes abruptes et les forêts résonnent de leurs chants.

L’existence de ces argentats se limite au temps de la descente de la rivière. Ils sont détruits à leur arrivée et débités en planches : du bois destiné au chauffage qui est vendu à bas prix. 
Les bateliers remontent à pied en longeant la rivière.

C’est en amont d’Argentat que sont construites ces embarcations que l’on appelle des « argentats », à Spontour, Saint-Projet et Nauzenac. On distingue le gaberot (ou gabarrot), le plus petit modèle, le courpet d’une longueur de 8 à 12 mètres, le coujadour jusqu’à 16 mètres en chêne à bords bourleté et la nau, le modèle le plus important atteignant une vingtaine de mètres de longueur et 4,50 mètres de largeur, qui peut emmener 30 tonnes de marchandises et qui nécessite sept hommes d’équipage. La filadière, fuselée et étroite, est, quant à elle, utilisée dans le Libournais pour la pêche fluviale et le transport des cargaisons.

  source http://norbert.fr
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